François DE VACHON DE BELMONT, marquis de Belmont, comte de Varces, fût le dernier noble à porter le titre de baron de Montmaur.

Il est né le 9 janvier 1721 à Grenoble d'une famille fort ancienne du Dauphiné qui a fourni nombre de présidents et de conseillers au parlement de Grenoble, depuis sa fondation jusqu'à sa suppression en 1789, et 3 chevaliers à l'ordre de Malte. Il est le fils de Nicolas DE VACHON DE BELMONT, docteur en droit, avocat conseiller au Parlement de Grenoble, mais aussi marquis de La Roche, et de Justine-Angélique-Claire DE LA PORTE DE L'ARTHAUDIÈRE. Par sa grand mère paternelle, Claire, il est apparenté à la famille D'AGOULT.

A peine âgé de 14 ans, François DE VACHON DE BELMONT est appelé à relever le nom et les armes de Briançon, en vertu du testament de son cousin Nicolas DE BRIANCON. Il prend alors le nom de François DE BRIANÇON DE VACHON et le titre de marquis de Belmont (1).

Destiné par sa naissance à la carrière militaire, François DE VACHON DE BELMONT en gravira régulièrement les divers échelons depuis sa nomination, le 1er février 1749, au grade de colonel du régiment de La Marine, jusqu'à celui de Général de Division, un des grades les plus élevés de l'armée après celui de Maréchal de France (2).

François DE VACHON DE BELMONT connaît également d'autres succès : le 23 avril 1751, il se présente comme père pour l'enfant, né hors mariage le 2 février précédent (3).

À la tête de son régiment, il prend une part active aux combats de la Guerre de Sept Ans qui, de 1756 à 1763, oppose d'une part la Prusse, alliée à l'Angleterre et au Hanovre, d'autre part l'Autriche, alliée à la France, à la Russie, puis à l'Espagne et à la Suède. Participant à la conquête du Hanovre, le 26 juillet 1757, La Marine combat glorieusement à la bataille d'Hastembeck au coté du régiment de Picardie. Après la défaite de Rossbach, le 5 novembre, face à des troupes prussiennes inférieures en nombre, le régiment protège la retraite de l'armée. Le 25 décembre, il occupe Zell.

L'armée fait alors retraite sur le Rhin. La Marine participe à plusieurs petits combats, près de Milingen, Rhienfeld, l'abbaye de Camps. À Millingen, notamment, aux frontières de la Hollande, 300 hommes trouvent l'occasion de se signaler en tenant tête à l'ennemi au passage d'une écluse sur le Wahal. Le rôle joué par François DE VACHON DE BELMONT lors de cet affrontement est reporté par Théophraste RENAUDOT dans sa Gazette de France (4) :

Avec deux cent grenadiers et deux cens hommes de fon régiment, il arrête longtemps un corps de l'armée Hanovrienne fur la chauffée qui conduit à l'Eclufe (17 juin 1758).

Le 23 juin 1758, à la bataille de Krefeld où il occupe la gauche de la deuxième ligne, le régiment prend de plein fouet l'attaque commandée par le prince Ferdinand DE BRUNSWICK, perdant plusieurs capitaines, et voyant plus de 300 hommes mis hors de combat.

Ces actions glorieuses, commandées par François DE VACHON DE BELMONT, lui valent d'être promu au grade de brigadier d'Infanterie, le 22 juillet.

Dans les mois qui suivent, le régiment de la marine rejoint et renforce l'armée de Hesse, commandée par SOUBISE. Malgré la faible part que ce régiment prend au combat de Lützelberg, François DE VACHON DE BELMONT est blessé (5) :

M. de Belmont est blessé d'une balle qui lui entre au bouton de la culotte ; quelle horrible blessure.

Au mois d'avril 1759, le régiment rentre en France pour être envoyé au Havre menacé par les Anglais. Il séjourne ensuite à Dunkerque à partir du mois de mars 1760.

Revenu en France, François DE VACHON DE BELMONT en profite pour se marier ; il a alors 40 ans. Il épouse, le 2 février 1761, Jeanne-Françoise DE SAINT QUINTIN DE BLET, de la Paroisse Saint-Sulpice à Paris, fille d'Alexandre, Comte de Blet et maréchal de camp, et de Marie Madeleine SEREINE. Le témoin de ce mariage ne peut être plus prestigieux puisqu'il s'agit du Roi Louis XV en personne (6).

Ils auront 5 enfants :

  • Marie-Justine-Angélique, l'aînée, que la Revue des deux Mondes décrira comme la danseuse par excellence de la Cour, éblouissant cette Cour par sa beauté : "Un soir du printemps de 1786, à Versailles, une jeune femme attire les regards à un bal de la Cour. Elle est très jeune, très blonde ...". En effet, d'après son signalement, elle a des cheveux blonds, des yeux bleus et dans l'ovale de son visage, un nez fort joli et une bouche agréable. Elle est mariée malgré elle, le vendredi 21 Février 1783, à l'âge de 16 ans, au marquis François Édouard Auguste D'AGOULT, dont elle aura deux filles, Marie Césarine et Marie Stéphanie. Maîtresse de Louis LETONNELIER, baron DE BRETEUIL et ministre de la maison du Roi, elle le trompe avec Louis-Charles DE RIEUX, de trente ans plus jeune que le baron. Furieux, celui ci embrasse la cause du mari et veut la faire enfermer, ce en quoi il échoue car elle menace de publier ses lettres dans lesquelles il parlait de façon outrageante de la Reine. On signale par ailleurs qu'elle était l'amie de la vicomtesse DE BEAUHARNAIS, Rose TASCHER, à qui elle avait confié son souhait de reprendre la vie commune. Ce que le mari, le marquis D'AGOULT, rebuté par ses infidélités, aurait refusé. Dépitée, Marie-Justine-Angélique n'aura de cesse de se séparer de son époux : elle engage avant 1787 un procès en séparation, est déboutée en 1789, mais obtient le divorce en 1793, son mari ayant émigré. Elle épouse, en seconde noces en 1795 (ou 1794) Joseph Stanislas ROVÈRE DE FONTVIELLE, divorcé de Madame DE CHABOT. Ce dernier qui se donne du marquis de Fontvieille, seigneur de la Ramide et du Villars-lès-Gap, nommé député, est vers la fin de sa vie compris dans la proscription du 18 fructidor et envoyé en Guyane le 22 septembre 1797. Marie-Justine-Angélique alors enceinte s'embarque pour le rejoindre ; en arrivant à Cayenne, elle apprend qu'il est mort. Elle épouse aussitôt le capitaine du navire (7) ! Elle décèdera dans la misère le samedi 28 Février 1818 à Avignon.
  • Marie-Jeanne-Florimonde qui deviendra Chanoinesse de l'Ordre de Malte,
  • Marie-Magdeleine-Adélaïde-Françoise,
  • Marie-Françoise, mariée en 1801, à Paris, avec Gabriel Nicolas DAUVET, marquis de Maineville et maréchal de camp, domicilié au Havre, condamné à mort comme émigré, le 15 juillet 1793, par le tribunal criminel du département de la Seine Inférieure,
  • César-René-Marie-François-Rodolphe, né le vendredi 2 Mars 1770 à Saint-Sulpice, Paris, reçut à l'école militaire royale de La Fléche le 31 octobre 1785, pensionnaire, sorti de l'école le 11 mars 1788, qui émigrera à la Révolution. Rentré en France, il deviendra Chambellan de l'Empereur NAPOLÉON, Chevalier de l'Ordre de la Réunion, Colonel Major du Troisième Régiment des Gardes d'Honneur (8). À l'âge de 30 ans, il épousera à Amiens, le samedi 10 Janvier 1801 (20 Nivôse An 9), Clémentine-Louise-Henriette DE CHOISEUL-BEAUPRÉ-GOUFFIER (9). À cette date, il est dit " Propriétaire ", demeurant à Paris, au 90 rue St-Honoré. Il mourra au combat, tué par un boulet, le dimanche 13 Mars 1814 à Reims.

Le 20 février 1761 (ou 5 décembre), François DE VACHON DE BELMONT devient maréchal de camp. Dans cette fonction, il a pour mission de répartir les logements des troupes et de les placer sur le champ de bataille. 

Depuis le 1er mai 1762 jusqu'au 1er avril 1791, c'est à dire pendant près de 30 ans, il sert à l'armée d'Allemagne.

En 1767, on estime son revenu à plus de 200 000 livres, ce qui lui permet d'effectuer plusieurs acquisitions prés de son hôtel sis 5 quai de la Graille pour environ 50 000 livres. (10).

Et en 1774, il achète la Baronnie et le château de Montmaur possédé par Marie-Justine-Espérance D'AGOULT, Dame de Montmaur, et son mari Jean-Joseph-Paul-Antoine DE TRÉMOLET, marquis DE MONTPEZAT.

Collectionneur et numismate averti, au mois d'août 1776, il fait don de 1 400 médailles à la Bibliothèque de Grenoble fondée peu d'années auparavant. Cette donation, constituée pour grande part de monnaies féodales dauphinoises et de monnaies des souverains du Dauphiné, permet de constituer le premier fonds de cette collection (11).

Le 1er mars 1780, François DE VACHON DE BELMONT obtient le grade de lieutenant général.

Rallié à la République par patriotisme - il déclarera, comme on peut le lire plus bas, avoir eu "le malheur de naître dans la caste nobiliaire" - il ne prend pas part à l'émigration, qui commence après le 14 juillet 1789 et se développe en 1790, et qui compte pourtant en son sein des membres de sa propre famille, comme son fils César. Bien plus, il semble fermement opposé à ce mouvement puisqu'un document signalera plus tard qu'il ne paraît pas avoir facilité l'émigration de son propre fils. Est ce que ses idées libérales ont sauvé le château de Montmaur de la dévastation ? Le château ne sera ni pillé ni brûlé pendant la Révolution.

N'ayant pas émigré, François DE VACHON DE BELMONT évite aussi de voir ses biens réquisitionnés. Mais comme tous les nobles, il perd tous ses droits féodaux et toutes ses redevances seigneuriales selon le décret de l'Assemblée Nationale du 25 août 1792.

Le 1er avril 1791, ayant obtenu le grade de général de division, il commande de la 6ème division militaire à Besançon.

Après le décret du 13 juin 1791, comme nombre d'officiers et de soldats, il prête serment de fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi.

Le 20 juin 1791, le Roi et sa famille tentent de rejoindre à Metz la garnison de François Claude AMOUR, marquis DE BOUILLÉ, général en chef de l'armée de Meuse, Sarre-et-Moselle, pour rentrer dans Paris avec les Autrichiens, mais ils sont arrêtés à Varennes. Le marquis, après s'être déclaré l'instigateur de cette fuite par une lettre publique, est contraint à émigrer. Il donne pour beaucoup de nobles le signal du départ d’un pays où "la noblesse, la richesse, la vertu même sont des crimes aux yeux du peuple". Jugé bon patriote et chef respectable, François DE VACHON DE BELMONT est nommé le 30 juin 1791 en remplacement de BOUILLÉ à la tête de la 3ème région militaire à Metz. Henry Jean POULET dira de lui (12) :

Le commandant de la 3e division militaire, François de Vachon de Briançon, marquis de Belmont, est un vieux brave dans toute l'acception du terme.

Ajoutant qu'il doit ses promotions non "à des intrigues d'antichambre mais bien à son épée".

Aussitôt nommé, François DE VACHON DE BELMONT s'efforce de reprendre les troupes en main et de mettre un terme à la confusion qui règne à la suite de la désertion d'un grand nombre d'officiers à l'exemple de BOUILLÉ. Il faut croire qu'il y arrive si bien que le ministre de la guerre l'en félicite (13) :

Le bon esprit qui règne actuellement, et que vous saurez mieux que personne entretenir parmi les troupes de ligne et les gardes nationales, sont encore pour moi des motifs plus puissants de sûreté.

Et bien qu'il n'y croit pas, il prend des dispositions pour prévenir toute invasion ennemi. Il rend compte de ses préparatifs au ministre de la guerre dans une lettre en date du 14 août (13) :

Après vous avoir rendu compte des dispositions générales que nous avons crues les plus propres à couvrir cette frontière, lorsque tous nos moyens seront rassemblés, je me suis occupé de mettre la place de Metz en état de défense contre toute surprise. Quelque invraisemblable que m'ait paru le projet de pénétrer notre frontière par le pays des Deux-Ponts, et de se porter inopinément sur Metz pour l'attaquer de vive force, et détruire d'un seul coup nos plus précieuses ressources, j'ai pensé qu'il falloit dissiper les alarmes qu'on se plait à répandre, et dont l'effet nuit tant à la chose publique ; j'ai donc pris des mesures pour la sûreté de cette place, comme si je ne méprisois aucun avis ; et j'ai considéré aussi qu'en portant le zéle et l'activité des troupes vers des objets de défense et des occupations militaires, je remplirois un double objet et travaillerois efficacement au rétablissement de l'ordre, dans le service que vous m'avez recommandé avec tant d'insistance.

Ainsi, le 15 septembre, un camp de 5600 hommes d'infanterie, 200 hommes d'artillerie, et 1800 hommes de troupes à cheval est établi près de la frontière derrière Longwy, entre Longuyon et Fontoy. À la satisfaction du ministre de la guerre qui écrit à François DE VACHON DE BELMONT (13) :

J'ai tout lieu de croire que la défense de cette frontière sera complètement assurée.

C'est alors qu'il devient l'un des 24 Commandeurs de l'Ordre de Saint-Louis, le 7 mars 1792, et à ce titre se voit accorder une pension de 3 000 à 4 000 livres.

Le 20 Avril 1792, LOUIS XVI poussé par l'Assemblée Législative déclare la guerre à l'Autriche et son alliée la Prusse. Mais dans les mois qui suivent, l'organisation de l'armée ne fonctionne pas du tout et la plupart des hommes de troupes volontaires n'ont toujours pas reçu de fusils. C'est la déroute des troupes de la Révolution. Le département de la Moselle, qui fait partie de la 3ème région militaire, est le premier envahi. Le 30 août, Verdun, dernière place forte avant Paris, est assiégé par les prussiens. À Paris, où sous le choc de la prise de Longwy, la peur grandit, les barrières sont fermées et les suspects arrêtés. Le gouvernement pense à quitter Paris. Des commissaires, nommés par l'Assemblée Nationale, sont autorisés à suspendre provisoirement tant les généraux que tous autres officiers et fonctionnaires publics civils et militaire, et même à les faire mettre en état d'arrestation si les circonstances l'exigent. Devenu suspect et tenu pour responsable de n'avoir pu contenir l'invasion, François DE VACHON DE BELMONT demande lui même sa suspension et déclare aux commissaires LAMARQUE, DELAPORTE et BRUAT (14) :

J'ai eu le malheur de naître dans la caste nobiliaire ; dans un instant de défiance et de trahison, vous devez m'éloigner provisoirement du commandement d'une place si importante, jusqu'à ce que le temps et les épreuves vous aient donnée la mesure de mon civisme.

Le 1er septembre, les commissaires le suspendent de ses fonctions mais s'en excusent en ces termes (14) :

C'est à regret que nous exerçons à votre égard la rigueur du ministère dont l'Assemblée nationale nous a investis par son décret du 20 août. La circonstance qui vous a engagé vous-même à provoquer une suspension provisoire, que vous regardiez comme nécessaire n'a pas été pénible pour vous seul ...

Le même jour, Verdun se rend aux Prussiens. Quant à la ville de Metz, elle sera sauvée in extremis par la victoire de Valmy, le 20 septembre.

Le 7 septembre 1792, dans une lettre à SERVAN, ministre de la guerre, BRUAT annonce la suspension du lieutenant général DE BELMONT et de 9 autres hauts responsables et officiers de la place de Metz.

Le 5 juin 1793 se déclenche une série de révoltes ouvertes contre la Convention. L'ennemi aux frontières, la révolte vendéenne et l'augmentation des prix demandent des responsables. Les villes de Marseille, Nîmes et Toulouse s'insurgent. Le 15 juin, à Paris, le club des Cordeliers demande à la Convention une prompte organisation de l'armée révolutionnaire de l'intérieur. Le 21 juin, la Convention ordonne à KELLERMANN de marcher contre Lyon.

Le même jour, au nom du comité de la guerre, François-Martin POULTIER, membre de la Convention nationale, élu par le département du Nord et ami de ROVÈRE, propose à la Convention de lever la suspension de François DE VACHON DE BELMONT (14) :

...le général Belmont a sacrifié son avancement et l'avancement d'un commandement considérable à l'intérêt de la chose publique ; et depuis dix mois qu'il est retiré des armes, il a manifesté les sentiments non univoques de son attachement à la révolution, non par des paroles, mais par des actions et des dons multiples.
Il ne demande pas à rester dans la carrière : ses longs services lui donnent le droit de se reposer ; mais il voudrait ne point emporter au tombeau cette suspension que sa modestie et sa délicatesse lui ont fait provoquer ; il voudrait que vous la levassiez, et votre comité de la guerre ayant trouvé cette réclamation de toute justice, vous en fait la proposition par mon organe.

Le projet de décret est adoptée par l'assemblée ; la suspension de François DE VACHON DE BELMONT est définitivement levée quelques jours plus tard.

Était-il malade, comme pourrait le suggérer le discours de POULTIER : "il voudrait ne point emporter au tombeau cette suspension" ? Car quelques mois plus tard, le 2 octobre, il meurt dans une auberge située entre Lyon et Grenoble, à l'âge de 72 ans.

La fortune qu'il laisse est considérable (15). Elle est évaluée à plus de 90 000 livres de rente (16). Ce chiffre est corroboré par ce qu'écrira ROVÈRE à son frère, l'ancien évêque d'Avignon, à la date du 12 fructidor an IV. Les héritiers appelés à se partager cette succession sont au nombre de cinq, 4 filles et un fils émigré, dont la part revient à l'État, en vertu des lois contre l'émigration. A ceux ci s'ajoute un fabricant de bas de Lyon, se disant fils naturel de Monsieur DE BELMONT, qui tente de se faire admettre au partage ; mais il ne semble pas que sa démarche ait abouti (17).

La part de Marie-Justine-Angélique atteindrait la somme de 50 millions d'euros :

Les partages de la succession Belmont sont faits, nous avons notre lot à cinq lieues de Lyon, le château de Belmont, ses dépendances, beaucoup de forêts et une maison à Grenoble, le tout évalué au rabais 500 000 livres en écus, sans le mobilier.

L'inventaire est commencé à Paris le 24 frimaire an II  (14 Décembre 1793), mais des difficultés retardent assez longtemps les opérations. De plus, la situation des biens, disséminés sur plusieurs districts, est également une cause d'embarras : les décrets de confiscation des biens des immigrés n'ont pas prévu le cas où les biens à partager seraient localisés dans différents districts. Les districts de Grenoble, de la Tour du Pin, de Gap, de Vienne sont concernés et ont des avis à formuler. Pour trancher toutes les difficultés, les héritiers DE BELMONT s'adressent à un collègue de ROVÈRE, le citoyen GAUTHIER, représentant du peuple en mission dans les départements de l'Isère et du Mont Blanc. Celui ci décrète que les 4/5 de la succession reviennent aux soeurs DE BELMONT, quant à la part de leur frère émigré, elle "sera pour le compte de la nation en actif et en passif, sauf la liquidation du passif conformément à la loi du 25 juillet 1793".


  1. C'est le nom qui lui est donné dans un arrêt de la Cour de Grenoble datant de 1785 (M. PILOT-DETHOREY, Inventaire sommaire des archives départementales de l'Isère antérieures à 1790, Archives civiles - série A et B, Tome I, F. Allier Imp., Grenoble, 1864.). Comme le montre son blason, reproduit au début du texte, ses armes ont : écartelé, aux 1 et 4 de sable à la vache d'or, qui est de Vachon ; aux 2 et 3 d'azur, à la croix d'or, qui est de Briançon. Cependant, dans d'autres textes en notre possession, il est nommé DE VACHON DE BRIANÇON ou tout simplement DE BELMONT ou BELMONT. Pour notre part, nous continuerons à l'appeler DE VACHON DE BELMONT.
  2. http://web.genealogie.free.fr/Les_militaires/1789-1815/Terre/Generaux_Division/B.htm
  3. Nous n'avons pas de plus amples informations concernant cet enfant. Voir aussi la note 17
  4. Théophraste RENAUDOT, Table ou Abrégé des cent-trente cinq volumes de la Gazette de France, t 1, Paris, 1766.
  5. M. DE MOPINOT, cité dans L. PEISE, "Une liquidation de succession en l'an III", in Revue Historique de la Révolution Française, N° 33, Paris, 1918.
  6. http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/arn/
  7. Selon Henri FORNERON, Histoire générale des émigrés pendant la Révolution française. t 2, 1884. Mais ce mariage n'est pas signalé dans l'acte de décès de Marie-Justine-Angélique qui, lui attribuant les prénoms de Marie Augustine Angélique, précise que, née à Paris, elle est domiciliée à Apt. Marie-Justine-Angélique décède chez Jacques Antoine LARGUIER, négociant, n°13 rue vieux Sextier, à Avignon.
  8. Régiment que l'empereur lui avait donné après une maladie de désespoir, causée par un pet qu'il avait lâché à la Malmaison, devant toutes les jeunes femmes qui s'y trouvaient ! Selon Horace DE VIEL-CASTEL, Mémoires du comte Horace de Viel Castel, T 1, Paris, 1883.
  9. Clémentine-Louise-Henriette DE CHOISEUL-BEAUPRÉ-GOUFFIER est née le dimanche 1er Octobre 1775 à Saint-Roch, Paris. Elle décèdera le 22 novembre 1844 à Mâcon, à l'âge de 69 ans.
  10. Son fils César ayant fixé sa résidence à Paris, boulevard des Invalides, décidera de vendre l'hôtel de Grenoble. Il le cédera, le 23 thermidor an XII (9 août 1804), pour le prix de 33 000 francs, à Jean Gaspard LEBORGNE et aux frères Jean-Sixte et Pierre-Camille-Rémi CHAVAND, tous trois négociants à Grenoble (Le Vieux Grenoble, ses pierres et son âme))
  11. Hyacinthe GARIEL, La bibliothèque de Grenoble 1772-1878, Paris, 1878.
  12. Henry Jean POULET, Les volontaires de la Meurthe aux armées de la Révolution (levée de 1791), Berger-Levrault Ed., Paris, 1910.
  13. M. GOURNAY, Journal militaire, P.F. Didot le jeune Ed., Paris, 1791.
  14. Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première Série, T LXVII, Paris, 1905.
  15. L. PEISE, Une liquidation de succession en l'an III, in Revue Historique de la Révolution Française, 9ème année, N°33, Janvier-Mars 1918, Paris.
  16. 1 livre de 1793 vaut environ 600 francs en francs 2000, soit environ 100 €. Ce qui ferait 9 millions d'euros de rente. (http://erwan.gil.free.fr/index.php?mod=freepages&pageid=109))
  17. Est ce l'enfant né le 2 février 1751 dont François DE VACHON DE BELMONT a déclaré être le père le 23 avril ?