Le maître de la littérature populaire du XIXème siècle, l'auteur de quelques 350 ouvrages et d'environ 10 000 pages écrites chaque année pendant 20 ans, Pierre Alexis Joseph Ferdinand DE PONSON naît le 8 juillet 1829 à Montmaur (1, 2). Il est le fils de Ferdinand Marie DE PONSON, ancien chevau-léger de la garde du Roi, dont la famille a été anoblie le 19 avril 1816 (3), et de Bénédicte Suzanne TOSCAN DU TERRAIL. C'est aussi le petit fils de Pierre TOSCAN DUTERRAIL, l'un des "légionnaires" de Montmaur.

Ci dessous son acte de naissance tel qu'il est reproduit dans l'Intermédiaire des chercheurs et curieux (4) :

L'an mil huit cent vingt neuf et le huit (pour le neuf) juillet à huit heures du matin, par devant nous Antoine Serres, maire officier de l'Etat civil de la commune de Montmaur, canton de Veynes, département des Hautes-Alpes, et (sic) comparu à la salle de la maison commune, Monsieur Toscan du Terrail, lieutenant colonel en retraite, chevalier de la légion d'honneur, propriétaire dans la commune de Montmaur, domicilié à Gap, lequel nous a présente que le huit du présent, à onze heures du soir et (sic) né un enfant du sexe masculin, en sa maison de campagne, audit Montmaur, qu'il nous a présenté. Et auquel il a déclaré vouloir donner le prénom de Pierre Allexi  (sic) Joseph-Ferdinand, lequel enfant et (sic) né de dame Marie-Suzanne-Bénédite Toscan du Terrail, épouse de noble Ferdinand-Marie Deponson, domicilié à Simianne, département des Basses-Alpes. Ladite déclaration faite en présence dudit monsieur Toscan du Terrail, âgé de soixante-neuf ans, et Pierre Emery, âgé de trente ans, propriétaire domiciliés audit Montmaur, étant les témoins. Signé avec nous maire le présent acte de naissance après que lecture leur en a été faite.

Toscan du Terrail, Emery, Serres.

On peut noter que si cet acte ne lui reconnaît pas le titre de Vicomte qu'il revendiquera plus tard, du moins lui attribue t'il une naissance noble.

Pierre est né au Château du Terrail, qualifié dans l'acte de naissance de "maison de campagne", un peu par hasard. À la suite du décès de sa fille aînée, âgée de 2 ans, sa mère était venue chercher un peu de consolation auprès de ses parents (5). Pierre y séjournera tous les étés de son enfance et de son adolescence et y vivra de façon permanente entre 5 et 7ans "pour égayer la vieillesse de ses grands parents". Il en gardera toute sa vie un vif souvenir et décrira le lieu sans le nommer dans plusieurs de ses écrits. Adulte, il y reviendra plusieurs fois pour chasser. Et c'est en lisant les récits des 1 500 ouvrages que contient la bibliothèque du château du Terrail que lui viendra la vocation d'écrivain. Il aurait, entre autres, dévoré Les Mille et une nuit, Les Romans de la Table ronde, Walter Scott et bien sûr Eugène Sue, Soulié, Dumas, Balzac...

La famille étant installée à Simiane-la-Rotonde, dans les Alpes-de-Haute-Provence, Pierre fait de brillantes études au collège d’Apt puis au collège royal de Marseille, porte d'entrée pour l’école navale. A 13 ans il écrit des poèmes et à 16 ans, il porte ses premiers récits au Courrier de Marseille. Le rédacteur, après avoir réécrit le texte, publie l'un d'entre eux intitulé "Un amour de 16 ans". Ses études terminées, contre la volonté de ses parents, et donc sans argent, il décide de monter à Paris.

Il y arrive au début des événements de 1848. Il s'enrôle alors dans la Garde Nationale. Avec le grade de capitaine, il lutte à la tête de sa compagnie contre l'émeute qui ébranle la Monarchie de Juillet.

Avec la proclamation de la République, il est démobilisé et se retrouve alors dans la capitale, sur le pavé et sans le sou.

Pendant un an, il va travailler pour Alexandre DUMAS et fera partie des 50 à 60 nègres qui rédigent les œuvres que le maître se contente de signer. On estime qu'il écrira pour DUMAS environ 15 romans.

C'est l'époque où les titres de presse se multiplient. Pour fidéliser leurs lecteurs et accroître l'audience de leurs journaux, les patrons de presse ont imaginé de publier le roman d'un écrivain par épisodes. Ainsi est né un genre nouveau  : le roman-feuilleton. Pierre, toujours désireux de vivre de sa plume, s'essaie à cette littérature. Il écrira dans le journal Le Voleur en 1859 (6) :

Le jour où j’ai lu cette phrase : "Quelle était cette main ? Quelle était cette tête ? La suite au prochain numéro", j’ai compris que ma voie était trouvée.

Faisant preuve d'un talent particulier pour ce type d'écrits, il collabore avec un grand nombre de publications : La Mode, Les Coulisses du Monde, La Patrie, L'Opinion Nationale, Le Petit Journal, La petite Presse, Le Moniteur du Soir…

Grâce à sa prodigieuse imagination, il devient l'un des écrivains à succès du Second Empire et inonde la presse de ses textes, entièrement dévoués à l'action. Dans "Les Exploits de Rocambole" en 1859, puis dans de multiples suites, le lecteur peut ainsi suivre les aventures de Joseph FIPART, natif de Belleville, surnommé Rocambole, petit truand devenu au fil de 22 volumes d'aventures et de milliers de pages rédigées à la hâte une sorte de redresseur de torts, un héros invincible.

Écrivant seul, sans l'aide de nègre, Pierre en arrive à rédiger en 1865 jusqu'à cinq romans à la fois (7, 8) ! Aussi la qualité de cette littérature s'en ressent. Ses détracteurs font bientôt remarquer son style approximatif, ses raccourcis au comique involontaire, les invraisemblances de l'intrigue, les retours au premier plan de personnages déjà morts et enterrés dans un précédent volume. Atteint par ces critiques, Pierre fait confectionner par sa soeur Hortense des poupées à l'effigie des héros de ses feuilletons, poupées disposées sur sa table de travail et qui en disparaissent à la mort du héros !

Ce travail de titan impose à l'écrivain une organisation minutieuse de sa journée. Levé vers cinq heures du matin, il dispose de plusieurs pupitres et passe de l'un à l'autre, écrivant debout, pour rédiger ses feuilletons quotidiens. Ce labeur se poursuit jusqu'à 9 heures, heure à laquelle un serviteur vient prendre livraison des textes pour les porter aux journaux. Il descend alors de son appartement de la rue Vivienne pour aller déjeuner. Puis vient le moment de l'exercice, à la salle d'armes ou au bois, puis la promenade au Bois où le dandy se montre et salue. On peut encore rencontrer Pierre, chez TORTONI, le glacier à la mode, ou au Café Anglais. Mais il sait aussi explorer des quartiers sordides où il situe ses récits, enquêter auprès de personnages douteux, visiter des prisons et interroger des condamnés, fréquenter les bibliothèques, rechercher des images, des décors, des personnages afin de noter les détails sur les gens, les costumes, les moeurs, les petits métiers que l'on retrouvera dans ses romans.

Alors que ses nombreux adversaires et détracteurs lui reprochent d'avoir usurpé son titre de vicomte, et l'affublent de surnoms à particule : Tronçon du Portail, Bombon du Sérail, Mouton du Bétail, Bouton du Poitrail … le 27 Juin 1860, par un jugement du tribunal de première instance de Gap, il obtient que son nom "DEPONSON" soit dorénavant écrit en deux mots et que cette correction soit apportée au registre des naissances. Et c'est le 28 Août 1860, en souvenir de sa mère et de ses aïeux maternels, qu'il est autorisé à ajouter "DU TERRAIL" à ce patronyme.

On assure que certains jours il était lu par 600 000 personnes et que par le seul effet de son feuilleton, les ventes d'un journal pouvaient doubler ou tripler. L'un d'eux fit monter le tirage de La Petite Presse de 100 000 exemplaires en 2 jours. Cette réussite est aussi financière. À une époque où ouvrier peine à gagner 500 F par an et un petit artisan environ 1 500 F par an, son revenu annuel est estimé à 40 000 F.

Marié à Orléans, le 14 juin 1860, à une riche héritière originaire de Lyon, Louise Lucile JARRY-MORAND, fille du maire de Donnery (Loiret), il gagne en sa compagnie l'été venu son château de la Reinerie, à la Fay-aux-Loges, en Sologne ou un petit hôtel particulier du 19 de la rue d'Illiers à Orléans. Avec sa jeune épouse, il fera un long séjour à Montmaur en 1861, auprès de sa veille grand mère alors âgée de 89 ans.

À partir de cette date on pourra encore le rencontrer dans sa maison des Charmettes, à Donnery, où il aime chasser et situer des épisodes de ses feuilletons.

C'est aussi l'époque où il lance son propre journal, Les Coulisses du monde, qui paraîtra pendant quatre ans, et où il obtient ses premiers succès au théâtre du Châtelet et au théâtre de l’Ambigu.

Selon ses détracteurs, PONSON DU TERRAIL n'a ni repos, ni cesse, tant qu'il n'obtient pas la croix de la Légion d'honneur. Il est vrai qu'il sollicite cette faveur avec une insistance et un acharnement enfantins autant que frénétiques, allant même jusqu'à évoquer sa pauvre mère de 70 ans, comme le montrent les termes d'une lettre adressée à Maître Simon-Maximilien GENTEUR, alors Conseiller d'Etat et Commissaire du gouvernement auprès du Sénat et du Corps législatif (9) :

Les émotions cruelles par lesquelles je passe depuis quatre jours sembleraient puériles à tout autre que vous. Mais vous me comprenez, n'est ce pas ? J'ai une pauvre mère de 70 ans, dont je suis la seule joie et qui a un grand deuil au coeur ! Ce pauvre bout de ruban, si je l'avais !
La première fois que j'ai eu l'honneur de vous voir, j'ai deviné le coeur de l'homme dont je ne connaissais que le grand talent.
Vous avez déjà fait tant pour moi que je n'ose plus demander, mais je suis reconnaissant, croyez le, et je ne sais pas oublier...
J'irais vous voir vers 4 h 1/2 ou 5 heures, ce soir.
Je vous renouvelle tous mes remerciements et ce ne sont pas ceux d'un ingrat.
Votre tout dévoué

A. DE PONSON DU TERRAIL

Mal vu par les auteurs plus "classiques" - on cite souvent le mépris que lui porte FLAUBERT- cette décoration lui est refusée dans un premier temps, bien qu'il soit devenu secrétaire puis vice-président de la Société des gens de lettres. Les membres de l'Académie Française sont en effet intervenus pour que sa candidature soit repoussée. Dans une lettre au ministre datée du 25 juillet 1865, ils écrivent (10) :

Son oeuvre est moins un travail vraiment littéraire qu'une spéculation industrielle. Il en tire des sommes considérables ; quarante mille francs au moins, d'après sa déclaration ... Si la décoration était accordée a M. de Ponson du Terrail, le gros du public ne s'en étonnerait probablement pas ; mais les hommes d'un goût plus sévère n'applaudiraient point à cette distinction. En conséquence, Monsieur le ministre, je ne crois pas qu'il y ait lieu, quant à présent, de proposer, à Votre Excellence d'accorder à Monsieur de Ponson du Terrail, la Croix de la Légion d'Honneur.

Cependant, grâce à ses appuis politiques - il est très goûté en haut lieu pour le caractère "politiquement correct" de ses feuilletons mais surtout pour sa participation au Petit Moniteur du Soir, alors journal officiel - il est enfin nommé chevalier de la Légion d'honneur le 15 août 1866 ; le même jour que FLAUBERT qui se voit contraint de partager cet honneur avec un écrivain qu'il méprise  (11).

À la fin du Second Empire, PONSON DU TERRAIL s’installe dans une belle propriété d'Auteuil, au N°15 (ancien n°11) de la rue Erlanger.

Mais la déclaration de guerre à la Prusse par la France le 19 juillet 1870 l'amène à quitter Paris. Bientôt mobilisé, comme officier de la garde nationale, il se voit confier le commandement d'une unité de francs-tireurs et d'éclaireurs participant à l'armée de la Loire. A la tête de ses hommes, il va se révéler un militaire courageux, capable d'attaquer la nuit les camps de l'armée bavaroise et les détachements de Ulhans. Ce qui lui vaudra d'être recherché par les Prussiens, d'avoir ses propriétés de l'Orléanais pillées et son hôtel particulier d'Auteuil bombardé.

Après la défaite, il se retrouve à Bordeaux où s'est replié le gouvernement provisoire. Mais là, ses offres de services sont déclinées. Le soir du 13 janvier 1871, il se met au lit avec la fièvre. Dans la nuit le délire le prend. Les mots "Paris, Auteuil, obus, Prussiens" reviennent sans cesse sur ses lèvres. Il expire le vendredi 20 janvier à 6 heures du soir, vaincu par la variole (12).

Son enterrement à la Chartreuse de Bordeaux est rapporté par tous les journaux nationaux, notamment le journal La Presse dans son édition du 10 février :

Aujourd'hui (31 janvier), à onze heures, à l'église Sainte-Eulalie (à Bordeaux) ont eu lieu les obsèques de M. Ponson du Terrail.
La presse parisienne y était représentée par la plupart des directeurs et rédacteurs en ce moment à Bordeaux. MM. Dalloz, Joubert, Claudin, Debans, du Moniteur ; MM. Gibiat et Léonce Dupont, du Constitutionel ; M. Ganesco, de La Liberté ; MM. Jenty et Garcin, de la France. La presse bordelaise y était représentée par M. Doïnet, du Journal de Bordeaux, et M. Ribadieu, de la Guyenne.
On y remarquait M. Royer, ancien directeur de l'Opéra, et plusieurs artistes des théâtres de Paris ; M. André de Bellecombe, de la société des gens de lettres ; M. Philippi, du ministère de l'intérieur, etc. Après la cérémonie religieuse, le cortège funèbre s'est mise en marche vers le cimetière de la Chartreuse.
Une scène déchirante s'est produite au moment où le cercueil a été descendu pour être déposé dans un caveau provisoire la vénérable mère de Ponson du Terrail et sa femme, qui avaient suivi courageusement à pied le cortège, se sont précipitées pour embrasser une dernière fois les restes mortels de leur fils et de leur mari. Leurs larmes et leur désespoir ont profondément ému l'assistance.
Un discours a été prononcé par M. Dallez, qui a retracé, avec une émotion partagée par tous, les qualités attachantes de l'écrivain populaire, si cruellement frappé dans la force de l'âge et dans la maturité du talent.

ou Le Figaro dans son édition du 7 février qui précise qu'un détachement du 5ème de ligne a rendu, au départ, les honneurs militaires attachés au grade de chevalier de la Légion d'honneur.

Prévenu du décès, Edmond DE GONCOURT écrit dans ses mémoires (13) :

Je pensais au somptueux et abominable mobilier de Ponson du Terrail, que j’avais vu déménager ce matin, de la rue Vivienne, par suite du décès de ce gagneur de 70 000 francs par an, dans un endroit quelconque, durant le siège.

Quelques années plus tard, en 1878, son corps sera inhumé au cimetière de Montmartre (14). Là encore de nombreux quotidiens se font l'écho de cette inhumation dont Le Figaro du dimanche 10 mars :

Les nombreux amis de Ponson du Terrail ont pensé que l'enterrement du célèbre romancier, qui eut lieu à Bordeaux, en février 1871, dans les tristes circonstances que l'on sait, avait été peu digne de la grande renommée de leur confrère, et ils ont supplié sa veuve de ramener ses cendres à Paris.
Bien qu'habitant aux environs d'Orléans, celle-ci a cru devoir accéder à leur vœu. Elle s'est dit que Paris était la véritable patrie de Ponson du Terrail, et a convoqué toute la Société des Gens de Lettres, tous les romanciers et journalistes qui ont connu son mari, à la cérémonie funèbre célébrée hier, à midi, à l'église de la Trinité.
Parmi les nombreuses personnes qui ont tenu à rendre un dernier hommage à la mémoire de l'auteur de tant de romans populaires, nous avons remarqué MM. Michel Masson qui, en sa qualité de doyen des Gens de lettres, conduisait le deuil, Alexandre Dumas, Emmanuel Gonzalès, le baron Taylor, Dentu, Peragallo, Pierre Zaccono, Elie Berthet, Jules Noriac, Ritt, Duquesnel, du Boisgobey, Gustave Aymard, Jules Moret, Camille Debans, Charles Chincholle, Pierre Véron, Champion ; etc., etc.
Après le service, qui était de deuxième classe, on s'est rendu au cimetière Montmartre. Malgré le grand nombre des voitures, Mme Ponson du Terrail a tenu à suivre à pied le corps de son mari.
Il y a eu au cimetière un triste incident. La bière, qui contenait un cercueil de plomb, était trop grande pour le caveau préparé. Il a fallu la transporter dans un caveau provisoire.
Le prêtre a alors dit les dernières prières. Puis M. Jules Claretie s'est avancé, au nom de la Société des gens de lettres, et a prononcé un discours chaleureux et convaincu.
Deux autres cérémonies ont eu lieu hier à la mémoire de Ponson du Terrail, l'une à Fay-aux-Loges, où Ponson s'est fait construire le château de la Reynerie, l'autre à Donnery, où habite la famille de sa femme.
Des cinq voitures de Ponson, il ne reste, à la Reynerie, que sa voiture de noces, pieusement conservée par sa veuve qui, n'ayant rien changé à l'intérieur de son château, y vit avec le souvenir de notre pauvre confrère, si prématurément enlevé !

A sa mort, PONSON DU TERRAIL a laissé pour héritiers sa mère, un frère et une soeur, Henri et Hortense, et sa veuve. En vertu de la loi du 14 juillet 1866, cette dernière a obtenu un droit de jouissance pendant cinquante année sur les droits d'auteur et de reproduction de son mari, droit réduit d'un quart, portion d'héritage dévolue à la mère du romancier. A ce titre, elle s'emploie à publier les derniers manuscrits de son mari et à faire représenter ses pièces de théâtre. En 1882, après la mort de sa belle-mère, la veuve de PONSON DU TERRAIL, "dont les droits en question constituent a peu près les seules ressources", intente un procès à Henri et Hortense afin de se voir attribuer la totalité de l'héritage de son époux mais elle sera déboutée l'année suivante (15). Elle décédera à Donnery en 1908, à l'âge de 75 ans.

Contrairement à ce qu'écrivait un de ces amis (16) :

J'ai rarement lu quelque chose de plus absurde, de plus mal écrit. Pourquoi M. le Vicomte Ponson du Terrail ... persévère t-il dans une voie évidemment fausse qui peut bien conduire à la fortune mais non à la postérité ?

le nom de PONSON DU TERRAIL nom est passé dans l'histoire de la littérature et le héros de son feuilleton le plus connu a donné naissance à l'adjectif rocambolesque (17, 18).

 


  1. Certains le font aujourd'hui encore naître dans l'Isère, ou bien encore le donnent pour originaire de Simiane-la-Rotonde !
  2. Il apparaît que l'acte de naissance le déclarait sous le nom de DEPONSON. Invoquant une erreur du maire et du curé qui avaient mal orthographié son nom sur les registres des naissances et de baptême, l'écrivain obtint un jugement du tribunal de première instance de Gap, le 27 Juin 1860, ordonnant que le nom "DEPONSON" soit dorénavant écrit en deux mots et que correction soit apportée au registre des naissances.
  3. Selon certains auteurs, il s'agirait d'une confirmation de noblesse, un de ses ancêtres Pierre PONSON, médecin et lecteur ordinaire du Roi étant déjà qualifié de noble dans un acte en date du 30 décembre 1607.
  4. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, année 44, Volume 57, 1er semestre 1908, Paris
    L'acte porte en marge la mention : Naissance de Pierre-Allexi (sic) Joseph-Ferdinand DE PONSON, le huit juillet 1829, n° 21. Il s'agit compte tenu du jugement cité dans la note n°3 de l'acte corrigé. Les remarques entre parenthèses sont de l'auteur dont on ne connaît que le prénom Pierre.
  5. On lui connaît une autre soeur, déclarée sous le nom de Louise Thérèse Léontine Désirée DUPONSON née le 9 juillet 1832 à Montmaur et décédée le 18 août 1832 à Montmaur.
  6. Site Internet : http://www.terresdecrivains.com
  7. Ponson a t-il eu des "nègres" ? Georges Beaume démontre que oui, dans La Revue de France en 1929.
  8. Eugène MOUTON écrira à son sujet : "PONSON DU TERRAIL à force de verser des torrents d'encre, finissait par s'y noyer la mémoire."
    Eugène MOUTON, L'art d'écrire un livre, H. Welter Ed., 1896.
  9. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, année 44, Volume 57, 1er semestre 1908, Paris.
  10. Klaus-Peter WALTER, Die Rocambole-Romane von Ponson du Terrail, Frankfurt, Verlag Peter Lang, p. 622.
  11. Timothy UNWIN, "Gustave Flaubert, the hermit of Croisset" in The Cambridge Companion to Flaubert, Cambridge University Press, 2004.
  12. Certains auteurs signalent qu'il est mort d'isolement.
  13. Edmond DE GONCOURT, Journal des Goncourt, 1870-1871, 2e série, 1er volume, Paris, 1890.
  14. Sa tombe est située dans la 18ème division, non loin de celle de Dalida.
  15. Le Livre, A. Quantin Ed., Paris, 1883.
  16. La citation est de Jules BRISSON et Félix RIBEYRE, Les grands journaux de France, F. Maillard Ed., Paris, 1862.
  17. On pourra lire avec avantage un livre récent qui retrace a brève existence de PONSON DU TERRAIL : Elie Marcel GAILLARD, Ponson du Terrail, A. Barthélemy Ed., Avignon, 2001.
  18. Mes remerciements à J. P. PELLEGRIN pour les informations communiquées concernant la vie de PONSON DU TERRAIL.