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Dans le Dictionnaire géographique, administratif,
postal, statistique, archéologique, ... de la France, en deux
volumes, publié en 1869 par Adolphe JOANNE apparaît une brève
description de Montmaur (1, 2) :
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MONTMAUR, Hautes-Alpes,
c. de 653 h., près de la Béoux, au pied d'un coteau couvert de
pins, sur le penchant duquel se voient les débris d'une vieille
tour et une autre tour bien conservée, cant. et poste de
Veynes (6 kil.), arr. de Gap (20 kil.), église. Vieux
château ; 2 salles remarquables par leur grandeur. - Ruines
d'un établissement de Templiers. - 4895 hect. |
C'est presque mot à mot la description de Montmaur que
donnera MALTE-BRUN en 1881 (3) :
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MONTMAUR - Montmaur, station du
chemin de fer de Veynes à Gap, au pied d'un coteau et près de la
rive gauche de la Béouze [sic], à 16 kilomètres à
l'ouest de Gap, dans le canton de Veynes, peuplée de 662 habitants,
doit son nom aux Sarrasins, qui l'ont occupée longtemps. C'était,
au moyen âge, une des quatre baronnies du Dauphiné. Sur la
montagne dite du Château s'élèvent les ruines d'une chapelle et
d'un manoir féodal. Il y avait jadis dans la plaine une commanderie
de Templiers. |
Une vingtaine d'années plus tard, en 1890, Paul JOANNE
met en vente une édition plus complète du Dictionnaire Géographique et
Administratif de la France (4). Le dictionnaire se compose alors de 7
volumes, et l'article qui concerne Montmaur est un peu plus
conséquent :
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MONTMAUR, Hautes-Alpes,
c. de 586 h. (4567 fr. de Rev. ; 4886 hect.), à 900 m.
env., au pied du sauvage Dévoluy et spécialement de la Coucharine (1376
m.), couverte de pins, près de la Béoux, terrible affl. dr., et à
1 k. 1/2 du Petit-Buech, cant. de Veynes (6 k.), arr. de Gap (23-17
k. O.), ligne du chemin de fer de Lyon (729 k. de Paris),
téléphone, poste, église, 2 éc. pub. - Marbre, pierre à bâtir.
Chât. des XVe et XVIe s. ; belles salles
à cheminées monumentales.
- La forêt communale, située en partie dans la c. de la Cluse,
contient 1048 hect., sur l'oxfordien, à 900-2000 m. Essences :
chêne 5%, hêtre 40, feuillus divers 10, pin sylvestre 40, pin à
crochets 2, sapin 3. Trois séries, et 192 hect. hors
aménagement : 1° série de futaie régulière, 437 hect., à
la révolution de 120 ans partagée en 3 périodes ; coupes
annuelles, 100 m. cubes ; réserve, 33 m. cubes ; 2°
série de Montmaur, 206 hect., et 3° série de Villard,
213 hect. ; traitement : taillis simple ; coupes
annuelles à la révolution de 25 ans ; réserve 53 hect. (canton
de Cocheline) pour la série de Montmaur et 70 hect. (canton
Orieu) pour la série de Villard.
- Dans la c. se trouve un périmètre domanial de reboisement de
1476 hect., sur l'oxfordien, à 902-1400 m. Essences : mélèze
45%, pin à crochets 53, feuillus divers 2. Dépense annuelle
moyenne en travaux, de 1888 à 1893, 6500 fr. Frais de surveillance,
2980 fr. |
On aura noté que cet article insiste particulièrement
sur les forêts. Car c'est l'époque, de 1875 à 1894 c'est à dire
pendant 20 ans, durant laquelle un énorme travail de reboisement est
entrepris dans la commune et 617 hectares de terrains semés ou plantés
en essences diverses.
- Adolphe JOANNE, Dictionnaire géographique, administratif, postal,
statistique, archéologique, etc., de la France, Hachette Ed., 1869.
- Nous avons été obligé de transcrire en toutes lettres les
symboles utilisés dans les deux dictionnaires pour le chemin de fer,
le téléphone, la poste, l'église.
- Victor Adolphe MALTE-BRUN, La France illustrée, Tome I, J. Rouff Ed.,
Paris, 1881.
- Paul JOANNE, Dictionnaire Géographique et Administratif de la
France, Hachette Ed., Paris, 1890.
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