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A la mobilisation, le 97ème et le 157ème RI restent en couverture dans les Alpes jusqu'au 11 août en attendant de savoir quel allait être la décision italienne. Ensuite, ils entrent dans la composition de la 44ème DI formée à Lyon et sont très vite engagés dans les opérations sur les frontières de l'est en Alsace. Mais, dans les années suivantes, les soldats mobilisés au 157ème RI seront entraînés beaucoup plus loin encore de leurs villages (5) :
1914 - L'INVASION DE LA FRANCE Le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Le 7 août, une offensive française est lancée en direction de l'Alsace et de la Lorraine. La contre-attaque allemande fait battre en retraite les troupes françaises. Les pertes sont importantes. Par ailleurs, les armées allemandes envahissent la Belgique et pénètrent en France. L'armée alliée recule sur toute la ligne de front.
À Autrey, lors de la bataille de la Mortagne et des terribles combats du Col de la Chipotte (Vosges), le 1er Septembre, Maurice ROBERT est tué à l'ennemi. Né le 17 juin 1893, engagé volontaire en 1912 pour une période de 4 ans, il était caporal au 97ème RI. Le 19 août, il avait participé au sein de la 44ème Division d'Infanterie aux combats sur l'Ill, d'Altkirch à Illfurth. À la fin du mois d'août, il avait fait mouvement vers le nord-est de Rambervillers, avant d'être engagé dans la bataille de la Mortagne. L'historique du 97ème RI nous permet de connaître ses derniers jours (6) :
Dans ce combat très violent du col de la Chipotte sont engagés deux bataillons du 97ème RI, le 159ème RI et le 157ème RI : en première ligne, un bataillon du 97ème et quatre bataillons du 159ème ; en deuxième ligne et à gauche, un bataillon du 97ème ; en échelon défensif à gauche, tout le 157ème. Blessé à une jambe, Maurice Robert est traîné par
ses camarades à l'abri au pied d'un arbre. Là, il se vide de son
sang. Il aurait peut être Julien Omer REYNOUARD, né le 9 janvier 1893, soldat au 159ème RI, est engagé avec son régiment au sein de la 44ème DI dans les mêmes combats : sur l'Ill, d'Altkirch à Illfurth, le 19 août puis les opérations d'Alsace à la fin du mois d'août avec notamment les combats du col de la Chipotte. Peu après son régiment intègre la 77ème DI, la division BARBOT, et participe à l'offensive au-delà de la Meurthe, en direction de Senones (Vosges). Il est tué à l'ennemi le 24 septembre 1914 à Senones, apparemment dans des combats d'avant-poste (7) :
Son corps repose à la Nécropole Nationale "SENONES", tombe individuelle n° 87. Louis Gervais BERMOND, né le 2 juin 1882, soldat de 2ème classe au 157ème RI, combat lui aussi dans les rangs de la 1ère Armée et dans les mêmes secteurs. À la fin du mois de septembre, le 157ème RI fait mouvement vers le sud-est de Saint-Mihiel avant d'être engagée dans la bataille de Flirey. Le 6 Octobre, Louis BERMOND est porté disparu dans les combats du bois de Géréchamp à Géréchamp-Bouconville (Meuse) dans le secteur de Xivray. Il sera déclaré décédé par le tribunal de Gap le 24 décembre 1919 (8). Valentin Auguste BERMOND, né le 28 juillet 1891, est soldat de 2ème classe au 28ème Bataillon de Chasseurs caserné à Grenoble. Ce bataillon est engagé dans la bataille d'Alsace au mois d'août 1914. Il inscrit sur son fanion les noms glorieux d'Ingersheim, de La Chapelle, du Bonhomme, de la Tête de Violu. Le 2 Décembre 1914, il reçoit l'ordre d'occuper la Tête de Faux, à Fraize dans le Haut-Rhin. L'opération est menée par le 215ème RI, deux compagnies du 28ème, cinq compagnies du 30ème bataillon de chasseurs et quatre batteries alpines. Les soldats enlèvent à la baïonnette le sommet de la Tête-de-Faux, poursuivent l'ennemi à plus de 300 mètres au-delà, mais sont arrêtés par de nouvelles organisations défensives. On peut penser que c'est en chargeant à la baïonnette ou en résistant vaillamment aux contre-attaques bavaroises que Valentin Auguste BERMOND est tué à l'ennemi (9) :
À la suite de ce combat, le 7 décembre 1914, le général PUTZ commandant le 34ème corps d'armée cite à l'ordre du corps d'armée les 1ère et 5ème compagnies, et la section de mitrailleuses du 28ème bataillon de chasseurs alpins, qui (9) :
De l'Hartmannswillerkopf à la tête des Faux, de l'Hilsenfirst au Lingekopf, les Bataillons de Chasseurs Alpins entrent dans la légende des corps d'élite, y gagnant de leurs adversaires le qualificatif de "Schwarze Teufel", francisé en "Diables bleus". À la fin de 1914, faute de vainqueur, les deux camps s'enterrent dans les tranchées. 1915 - LES TRANCHÉES Les tranchées sont aménagées en lignes successives, entrecoupées de fil de fer barbelé et de champs de mines. Les soldats se terrent dans la boue (10) :
Le front n'est pas totalement figé : les
tranchées sont prises, perdues et reprises sous un déluge
d'obus (11). Cette année là est particulièrement meurtrière pour les soldats originaires de montmaur : 11 d'entre eux perdent la vie. Albert Maurice Louis VENOT, né le 13 mai 1894 aux Sauvas d'Albert Charles François, garde forestier, et de Marie Rosine LOMBARD, est caporal au 113ème régiment d'infanterie, caserné à Blois et Romorantin. Ce régiment a combattu notamment en Belgique où 1200 hommes ont perdu la vie lors des combats de Signeulx, le 22 août 1914. En 1915, il prend part aux combats d'Argonne. Dans ces combats Albert Maurice Louis VENOT meurt pour la France, tué à l'ennemi le 17 février 1915 à Vauquois, lors d'une attaque menée afin de s'emparer des anciennes tranchées françaises tombées aux mains de l'ennemi les jours précédents. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Cercottes (Loiret). Aimé Léon ISOARD, né le 2 novembre 1867, soldat au 10ème régiment d'artillerie à pied, meurt le 24 février 1915 à l'hôpital complémentaire de Lyon d'une bronchopneumonie contractée en service. Il repose à la nécropole nationale "La Doua" à Villeurbanne dans la tombe individuelle n°21. Marius Camille BERTRAND, né le 16 juillet 1884, soldat de 2ème classe au 357ème RI, a combattu en Lorraine et participé aux combats de La Mortagne à la mi-septembre 1914. L'année suivante il se trouve en Alsace. C'est là qu'il meurt pour la France, tué à l'ennemi, le 5 mai 1915 à Metzeral lors d'une attaque des lignes ennemies violemment repoussée par les allemands qui mettent hors combat 256 hommes de troupe, tués, blessés ou disparus . Il est inhumé dans la tombe individuelle n°739 de la nécropole nationale "CHENE-MILLET" à METZERAL Lieu. Louis Joseph BONAITI, est né le 21 mars 1889 au Villard de Furmeyer, fils de Barthélemy, bûcheron d'origine italienne, et de Léontine Adrienne AUSSET. Déclaré à sa naissance sous le nom BONNETI, un jugement du 19 avril 1910 rectifie son patronyme en BONAITI, mais c'est sous le nom de BONNETI qu'il a été enrôlé. Soldat au 157ème RI, depuis le début de la guerre, il avait pris part avec son régiment aux opérations d'Alsace au mois d'août 1914, puis à la bataille des Flandres en Belgique (Boezingue, Nieuport) et au début de l'année 1915 à la première bataille de la Woëvre (Bois de Mort-Mare). Il est tué le 8 avril 1915 à Flirey, (Meurthe et Moselle) lors de l'attaque d'une tranchée ennemie. La journée se solde par la mort de 3 officiers, 5 sous officiers, et 24 soldats. On compte 93 blessés et 26 disparus. Léon ROUX, né 23 juin 1888, est sergent au 157ème RI. À la mi juin, ce régiment occupe une position au nord de Flirey (Meurthe et Moselle). L'historique du régiment ne signale pas d'attaque particulière à cette date si ce n'est un certain nombre d'explosions de mine (5) :
Car les actions offensives de surface s'accompagnent le plus souvent de l'explosion de plusieurs milliers de kilos d'explosifs sous les positions de l'adversaire. Profitant de la désorganisation des troupes qui s'ensuit l'ennemi tente de conquérir rapidement le territoire ravagé. Selon la liste des morts du 157ème RI, chaque jour quelques soldats trouvent la mort (1). Le 15 juin 1915, Léon ROUX est tué à l'ennemi dans une de ces attaques. Il repose désormais à la Nécropole Nationale "NOVIANT-AUX-PRÉS", dans la tombe individuelle n° 128.
Théodore Célestin MEYZENQ, né le 23 avril 1885 à La Cluse est adjudant au 159ème RI. Ce régiment qui a combattu au début de cette année là avec la 4ème armée en Champagne au Fortin de Beauséjour (16–23 février), participe ensuite à l'offensive d'Artois : Carency, Souchez, Cote 140, Côte 119 (9 mai), Cimetière de Souchez, Cabaret Rouge (16 juin). L'historique de son régiment signale que du 2 au 3 juillet le secteur que le régiment occupe est violemment bombardé (7). Grièvement blessé, Théodore Célestin MEYZENQ décède dans l'ambulance le 3 juillet 1915 à Villers Chatel (Pas de Calais) (15).
Émile Marius IZOARD, né le 4 mai 1885, sergent au 66ème BCP, meurt pour la France, tué à l'ennemi le 13 juillet 1915 au ravin des Meurissons (Meuse) dans le secteur de la forêt d'Argonne où il se bat depuis le mois de février. Cette journée est particulièrement meurtrière pour le 66ème BCP. Les pertes sont élevées : avec Émile Marius IZOARD disparaissent une cinquantaine de chasseurs, sous officiers et officiers. Virgile CESMAT, né le 27 janvier 1880 à Forest St Julien, soldat de 2ème classe au 157ème RI, meurt à la suite de blessures de guerre à l'hôpital militaire Gama de Toul, le 13 septembre 1915. Il a probablement été grièvement blessé par l'explosion d'une mine ou bien encore lors d'un bombardement. En effet, le journal de son régiment rapporte que (5) :
Comme tous les blessés décédés à l'hôpital militaire de Toul, il repose à la Nécropole nationale "CHOLOY-MENILLOT" (Meurthe-et-Moselle), tombe individuelle n° 1345. Louis Paul GUÉRIN, né le 9 février 1890 à Veynes, est soldat du 158ème RI caserné à Lyon. Ce régiment recevra 5 citations à l'ordre de l'armée durant la guerre et la fourragère jaune. Il s'est brillamment comporté l'année précédente dans les opérations d'Alsace à Saint-Blaise la Chipotte, en Champagne (bois Sabot, Souain), en Artois (Loos en Gohelle, St Auguste, Vermelles, Noulette) et dans la Bataille des Flandres (Hollebecke, Zonnebecke). En 1915, il s'illustre lors de la deuxième bataille d'Artois (Notre Dame De Lorette, Bois en H, Givenchy en Gohelle). À partir du 25 septembre, il participe à l'offensive dans la région sud d'Angres (Pas-de-Calais) durant la troisième bataille d'Artois. Le 12 octobre 1915, Louis GUÉRIN est tué au combat devant Angres. Il laisse un fils, Louis, âgé de 6 mois. Dans l'ensemble, les combats de 1915 se soldent par de très lourdes pertes (1,4 millions de tués, blessés ou prisonniers) sans amener de succès significatifs. 1916 - VERDUN, LA SOMME Le 21 février, les Allemands noient les trois divisions françaises tapies dans les forts de Verdun et dans les tranchées alentours sous un déluge d'artillerie. Après neuf heures de bombardement, les troupes d'assaut allemandes s'élancent et réalisent une percée presque décisive. Pendant huit mois, Français et Allemands vont se livrer une lutte sans merci, une impitoyable guerre d'épuisement. Les allemands conservent l'avantage pendant quatre mois, parvenant à prendre, au prix de luttes acharnées, les forts de Douaumont (25 février) et de Vaux (2 juin) et les fortifications de Thiaumont (23 juin) (10) :
ou encore (10) :
Dans ces combats sans cesse renouvelés, 5 soldats originaires de la région meurent pour la France. Maximin Désiré BERMOND, né le 5 avril 1892 à La Roche-des-Arnauds, est soldat de 2ème classe au 157ème RI. Après avoir pris quelques jours de repos à partir du 30 mars à l'ouest de Verdun, ce régiment remonte au front et occupe à partir du 8 avril un secteur vers Avocourt et le bois Carré. Les 9 et 11 avril, il subit plusieurs attaques allemandes (5). Grièvement blessé lors de ces attaques, Maximin Désiré BERMOND meurt pour la France des suites de ses blessures le 12 avril 1916 à Salzarage (Meuse). Il repose à la Nécropole nationale "LES ISLETTES" (Meuse), tombe individuelle n° 439. Stéphane Joseph Marius ARTHAUD, né le 12 juin 1893, est un jeune sous lieutenant. Son régiment, le 268ème RI, caserné en 1914 à Le Blanc, a notamment combattu à la Bataille de la Marne (du 5 au 13 septembre 1914), à la bataille d'Ypres (octobre - novembre), puis en Belgique et enfin dans l'Artois l'année suivante et au début de 1916 (bois en Hache, Lorette, Souchez, Ablain). À partir du mois d'avril 1916, il est engagé dans la bataille de Verdun, à la côte 304 (Esnes, Meuse) (13) :
Au nombre des 62 morts, Stéphane ARTHAUD, tué à l'ennemi le 5 mai 1916. Son corps repose à la Nécropole Nationale "BROCOURT-EN-ARGONNE", tombe individuelle n° 456. Jean BROCHIER, né le 24 février 1875 à Chabestan, soldat de 2ème classe au 112ème RIT, décède le 20 mai 1916 de ses blessures de guerre au camp de Chalons (Marne). Il a fort probablement été intoxiqué par une émission de gaz chlorés qui a atteint les compagnies du 3ème bataillon au soir du 19 mai. Il repose avec 3 043 soldats français tués au cours de la 1ère guerre mondiale dans la Nécropole nationale "SEPT-SAULX" (Marne), tombe individuelle n° 1249. Joseph Philippe LESBROS, né
le 1er mai 1889, est soldat de 2ème classe au 12ème
BCA, régiment caserné à Embrun en 1914. Il a participé en 1914 aux
opérations d'Alsace (Vallée de la Bolle, col d'Anozel, Ban-de-Sapt)
puis à la Course à la mer Eugène Ferdinand ROUX, né le 26 janvier 1877, caporal au 201ème régiment d'Infanterie, est tué à l'ennemi par un éclat de grenade le 27 août à Maurepas. Son décès a été transcrit le 4 janvier 1917 à Poligny. Les combats se prolongent jusqu'à la mi-novembre ; 325 km2 de territoire sont gagnés à l'ennemi, mais la tentative de percée a échoué. Les forts sont repris avant la fin de l'année. La durée de la bataille et l'étendue des pertes (360 000 Français et 330 000 Allemands) marquent à tout jamais les esprits.
1917 - AISNE ET CHEMIN DES DAMES La bataille d'Artois est remportée par les Britanniques mais il s'agit là encore d'un succès très éphémère. Le 16 avril, une offensive française est lancée sur l'Aisne. À l'heure H, derrière un tir de barrage, des vagues de poilus s'élancent à l'assaut dans le secteur de Soupir pour conquérir les hauteurs du village. Dans cet assaut, tué à l'ennemi, disparaît Joseph Maurice PIOT, né le 13 septembre 1880, caporal au 112ème RIT. Il est âgé de 37 ans et laisse une veuve, Augustine REYGNER née à St Pierre d'Argenson et deux jeunes enfants : Raymond, né le 26 Avril 1912, et Mauricette, née le 14 Février 1915. Son corps repose à la Nécropole Nationale "SOUPIR N°1", tombe individuelle n° 797.
La grande offensive du Chemin des Dames, organisée depuis la fin du mois de janvier par NIVELLE, et qui débute le 16 avril, est un désastre : les pertes s'élevèrent à 147 000 hommes, dont 40 000 tués et plus de 100 000 blessés, en moins de deux semaines. C'est alors que le découragement pénètre parmi les soldats. À plusieurs reprises durant le mois de mai, les hommes du 159ème RI se plaignent à leurs officiers du manque de permissions et menacent de ne plus aller aux tranchées. Une timide agitation apparaît au 159ème RI à Blérancourt. Le 4 juin, un incident grave se produit : un peloton quitte son bataillon au moment de monter en ligne pour assurer une relève. Au 90ème RI, certains soldats refusent eux aussi de monter en ligne (14) :
Trois soldats sont traduits en conseil de guerre, l'un d'eux est condamné à mort. Vers le 24 juillet, à Hurtebise, c'est dans le régiment de réserve, le 290ème RI, que se produit la mutinerie d'une dizaine d'hommes. La gravité des faits, "Abandon de leur compagnie", conduit le conseil de guerre à prononcer une condamnation à mort (14). À la suite du remplacement de NIVELLE par le général PÉTAIN, le 15 mai, le mécontentement cesse peu à peu. PÉTAIN reprend en main l'armée française et améliore la situation des soldats qui redoublent d'efforts au combat. Dans le secteur du Chemin des Dames, durant le mois de juin 1917, la lutte est vive entre la ferme de la Royère et la ferme Froidmont. Les Allemands multiplient leurs efforts pour enlever les positions tenues par les poilus. Joseph François DAVIN, né le 30 mai 1877 à Montmaur, soldat de 2ème classe au 14ème escadron du train des équipages, meurt pour la France le 31 mai 1917 à l'hôpital général le Thillot (Vosges) d'une méningite tuberculeuse, maladie contractée en service. Il est inhumé à ÉPINAL dans la tombe individuelle n°1010 de la nécropole nationale "ÉPINAL". Léon Louis GARCIN, né le 2
septembre 1889, est soldat de 1ère classe au 359ème
RI, régiment caserné à Bastia. Il a fort probablement rejoint ce
régiment l'année précédente lorsqu'un bataillon du 357ème
RI a été adjoint au 359ème. 1918 - LA FIN DE LA GUERRE Trois soldats Montmaurins vont encore perdre leur vie dans les premiers mois de 1918, début d'année marqué par les succès de l'armée allemande en Picardie. Camille Aldric BERMOND, né le 14 février 1876, soldat de 2ème classe au 12ème RIT, caserné à Amiens, est tué à l'ennemi le 24 mars 1918 à Sinceny (Aisne) lors d'un bombardement que subit la 2ème compagnie. C'est le plus âgé dont nous ayons connaissance, il avait 42 ans. Aimé Charles Adrien ROBERT, né le 6 novembre 1897, est soldat de 2ème classe au 90ème RI caserné à Châteauroux. Avec la 17ème Division d'infanterie, il a notamment participé en 1914 aux batailles de la Marne, de Connantre, du Marais de Saint Gond et à la bataille des Flandres à Ypres. En 1915, il a combattu en Artois, à Arras (25 septembre) et Loos (8 octobre). Lui aussi comme Stéphane ARTHAUD était à la Côte 304 lors de la Bataille de Verdun (21 avril - 8 mai 1916). En 1917, comme les autres, il a sûrement maugréé contre le manque de permissions et assisté à la mutinerie des soldats de son régiment et du régiment de réserve, le 290ème RI. Au mois d'avril 1918, Aimé ROBERT occupe un secteur vers Rouvrel et le nord-ouest de Mailly-Rainevalle. Le 5 avril, il participe à l'attaque française devant Ailly-sur-Noye, puis le 11 avril devant Rouvrel. C'est lors de ce combat qu'il est tué à l'ennemi (15) :
Marius Jules LONG, lui se bat en Lorraine. Né le 25 janvier 1898, il est soldat de 2ème classe au 294ème RI, régiment de réserve caserné à Bar le Duc. En 1914, il a participé à la Bataille de la Marne puis à la Course à la mer. L'année suivante, c'était pour lui les combats de l'Artois, puis la Bataille de Champagne. En 1916, il a combattu à la Bataille de Verdun (Le Bonnet d'Evêque, le Bec de Canard, les Carrières d'Haudremont) puis à la Bataille de la Somme à Combles et à Morval. En 1918, Marius LONG s'est brillamment comporté en Picardie : Bois de Montgival, Thory, Grivesnes. Le 12 mai 1918, il décède de ses blessures de guerre à l'hôpital - Evacuation 21-1, à Rehainviller (Meurthe et Moselle). Il a probablement été mortellement blessé lors des combats qui se déroulent ce jour même jour à une vingtaine de kilomètres de là, à Reillon. Il est inhumé à Vitrimont, à la Nécropole Nationale "FRISCATI", tombe individuelle n° 2010.
Il réside à Vienne où est cantonné son régiment. C'est dans cette ville qu'il a épousé, le 11 octobre 1910, Marie Célina BADIER. Bien que des scènes de fraternisation aient eu lieu entre soldats français et allemands à Foucaucourt, dans la Somme, du 24 décembre 1914 au 14 janvier 1915, comme le rapporte le journal du régiment :
et que des actes d’indiscipline collective se soient déroulés en juin 1917, le 99ème régiment d'infanterie sera cité deux fois à l'ordre de l'armée et se verra décerner la fourragère verte. Léon Auguste Antonin GRANCOURT meurt pour la France le 18 juin 1918 à l'hôpital mixte de Lunéville d'une bronchopneumonie contractée en service. Le 18 juillet, les français organisent une première contre-attaque qui repousse l'ennemi. Les Allemands perdent définitivement l'initiative au profit des Alliés. Et le 8 août commence la contre-attaque qui entraînera la capitulation allemande trois mois plus tard. Conclusion Le 11 novembre au matin, un armistice est conclu entre les Alliés et l'Allemagne. Au front, les clairons sonnent le "cessez-le-feu". À 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. L'armistice laisse derrière lui huit millions de morts au combat, dont 1,4 million de Français, et six millions de mutilés. Certains faits prisonniers, quelques fois dès le début de la guerre, ont passé toutes ces années en captivité en Allemagne et rentrent dans leurs villages. Les survivants veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la "der des der". Quant aux soldats du 157ème RI, leurs pérégrinations ne sont pas terminées pour autant. À la fin de 1918 et en 1919, ils feront encore mouvement vers Sémendria, embarqueront à destination de Neusatz (Hongrie) avant de se diriger vers Szëgédio et de prendre position en avant de cette ville pour barrer la route aux bolcheviks. Ce n'est que le 29 août 1919, que le 157ème RI sera supprimé en Orient.
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