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M.J. ROMAN nous apprend que la montagne d'Aurouse, à cheval sur les communes de la Cluse, de Montmaur, de la Roche-des-Arnauds, de Saint-Etienne-en-Devoluy et d'Agnière, s'est successivement appelée Aurosa, Aurossa puis Orose sur les documents les plus anciens conservés aux archives du département des Hautes-Alpes (1). En 1881, écrivant l'Histoire du Dauphiné (2), CHORIER ne tarit pas d'éloges sur la montagne d'Orouze :
On trouve encore le nom Oroux, comme l'écrit Xavier ROUX impressionné par la majesté de la montagne lors d'un voyage dans les hautes Alpes (3):
La terreur que peuvent inspirer ces pentes abruptes et sûrement à l'origine de certaines croyances (4):
Plus récemment, Onésime RECLUS, dans son livre "le plus beau royaume sous le ciel" cite le Mont Aurouze et signale qu'il s'agit du "mont Orageux" (5). Enfin, sur les cartes les plus récentes l'orthographe est celle d'Orouse. La ressemblance entre la montagne d'Aurouse et le profil d'un Indien regardant le ciel a marqué l'enfance du réalisateur, Cédric APIKIAN, haut-alpin de cœur, ainsi que les champs et bosquets où il venait jouer. Selon RECLUS, le plus haut sommet est le Pic de Bure, dont l'altitude est alors estimée à 2712 mètres. La hauteur exacte a été "dévaluée", elle est maintenant donnée égale à 2709 mètres. Le Pic de Bure est connu au XIIIème siècle sous les noms divers de Cacumen montis Butri, ou bien encore Rupis de Buire, Rupis Butri, et enfin Cacumen de Buyre (1). Selon certains les pentes d'Aurouse ont été, de tout temps, le centre d'une importante fabrication de produits laitiers et le pic, dont la forme s'apparente à la forme ordinaire d'un pain de beurre (Butyrum en latin), en tirerait son nom (6). D'Aurouse descendent de nombreux torrents dont le plus important la Sigouste se jette dans le Buech (la Sigouste a été appelée successivement : Sigousta, Sigosta, ou bien encore Cigosta (1)) ou le torrent de Rabioux.
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